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Géopolitique

PHOTO : DR

Un nouveau sujet de contentieux frontalier fait irruption dans la guerre entre Israël et ses voisins arabes du Proche-Orient. Il ne s’agit ni de la ligne verte, ni des frontières du futur État palestinien, ni du corridor entre l’Égypte et la bande de Gaza, ni même du secteur des fer - mes de Sheba que se disputent Israéliens, Libanais et Syriens. Il s’agit cette fois de souveraineté maritime et plus particulièrement d’une tension croissante entre Israël et le Liban à propos de la délimitation de zones économiques exclusives.

PHOTO : LE CERCLE POLAIRE

Laurent Mayet est maître de conférences en relations internationales à Sciences Po Paris et conseiller spécial de M. Michel Rocard, ambassadeur de France pour les questions polaires. Cofondateur de l’association Le cercle polaire (www.lecerclepolaire.com), il se rend régulièrement dans les régions arctique et antarctique à la rencontre des autorités comme des populations. L’Arctique est aujourd’hui au coeur d’enjeux politicoéconomiques très aigus. Les revendications de souveraineté des pays riverains y répondent, comme en écho, à un phénomène plus large, et sans précédent, d’appropriation des fonds marins de l’océan mondial. Explications.

La piraterie maritime au large de la Somalie (PHOTOS : US NAVY)

Yusuf Khawaje, 45 ans, franco-somalien, est expert de la corne de l’Afrique et de la piraterie qui a connu un regain d’activité au large de la Somalie durant le premier semestre 2011. Quelles en sont les raisons? Quelles peuvent être encore aujourd’hui les pistes vers des solutions? Éléments de réponse.

marins chinois à bord du navire hôpital de la Marine de l’Armée de libération populaire

La montée en puissance économique de l’Inde a notamment pour vecteur l’immense océan qui borde ses 7 516 kilomètres de côtes. Espace de développement, de menaces, de rivalités mais aussi de partenariats, l’Océan indien est au cœur de sa stratégie. Explications.

Bateau de migrants illégaux tunisiens

Le phénomène de l’immigration clandestine, de l’Afrique vers l’Europe, à travers les deux bassins méditerranéens, occidental et oriental, n’est pas nouveau. Il n’a cessé de s’aggraver durant ces vingt dernières années.

L’Union pour la Méditerranée face aux réalités géopolitiques

Avec l’Union pour la Méditerranée, lancée le 13 juillet 2008 à Paris, en début de présidence française de l’Union européenne, le président Nicolas Sarkozy poursuivait au moins trois ambitions légitimes : relancer la coopération euro-méditerranéenne initiée en 1995 (1), redonner à la France un rôle moteur en Méditerranée, proposer à la Turquie un projet alternatif à l’entrée dans l’Union européenne.

Les grands travaux de l’Union pour la Méditerranée

Le projet d’Union pour la Méditerranée (UpM) a été lancé, à Tanger, le 13 octobre 2007, par Nicolas Sarkozy lors de sa première visite d’État au Maroc. Les révoltes du « Printemps arabe » ont été l’occasion pour lui d’en rappeler la pertinence. Dans un récent discours, tenu en avril 2011, à l’Institut du monde arabe, le ministre des affaires étrangères, Alain Juppé, a affirmé vouloir « refonder » - à travers notamment la nomination d’un nouveau Secrétaire général - ce qu’il appelle « l’initiative prémonitoire » du Président de la République, soulignant toutefois le « scepticisme » qu’elle soulève au Nord comme au Sud. Comment est organisée l’UpM aujourd’hui, quels sont les projets en cours ? Explication.

Le Japon était, pendant la Guerre froide, en première ligne face à l’Union soviétique. Il est aujourd’hui confronté à un nouveau géant, la Chine, dont la puissance est toujours plus affirmée. La mer est souvent le théâtre de frictions entre les deux pays que la Constitution japonaise, pacifiste, contribue à contenir. Pour combien de temps ?

les forces d'autodéfense japonaise avec la marine américaine


Depuis la fin des années 1990, le Japon subit un nombre croissant d’incursions chinoises dans son espace maritime, en mer de Chine orientale ou dans les détroits qui mènent au Pacifique. Certaines ont été plus remarquées que d’autres. En octobre 2008, quatre bâtiments chinois, dont un destroyer de classe Soveremenny, avaient emprunté le détroit de Tsugaru (entre Honshû et Hokkaidô) avant de revenir vers la Chine par le détroit de Miyako (au sud de l’île d’Okinawa)[1] sans que Tokyo n’en ait seulement été informé. En avril 2010, deux frégates japonaises avaient croisé une flotte chinoise, composée de huit frégates et de deux sous-marins, à 140 km à l’ouest d’Okinawa, dans le détroit de Miyako.

Chars des forces loyalistes détruits par les insurgés dans les rues de Misrata - Photo Christophe Dubois

"Nous nous battrons jusqu'à ce que nous soyons libres. Nous ne négocierons jamais, avec personne..." Au volant d'un pick-up sur lequel a été installé un canon anti-aérien de 30 mm, ce défenseur de Misrata, affecté à la protection du port, ne laisse aucune place au doute et aux interrogations."Ils peuvent bombarder autant qu'ils voudront, détruire notre ville et tuer nos familles, tant que nous conserverons le contrôle du port, ils ne pourront pas faire tomber la ville" assène-t-il, déterminé.

La Croix-Rouge dans le port de Misrata

Affrété par la Croix-Rouge française, le Saint-Antoine Marie II, un thonier français, a réussi par deux fois, en avril dernier, à livrer dans le port de Misrata du matériel humanitaire au profit du Croissant-Rouge libyen. Antoine Peigney, Directeur des relations et des opérations internationales de la Croix-Rouge française, retrace ces missions à hauts risques.