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Géopolitique

Dans une interview accordée au site d'information www.atlantico.fr, Michel Goya - colonel dans l'Armée de Terre, écrivain militaire, enseignant en histoire militaire à Sciences Po Paris et membre du Conseil supérieur de la formation et de la recherche stratégique (CSFRS) - explique pourquoi la limitation des coupes dans le budget de la défense, annoncée hier par le Président de la République, ne suffira pas à l'armée française pour faire face à la guerre en cours. 

Atlantico : Concrètement, quels vous semblent être les besoins budgétaires de l'armée pour apporter une réponse efficace sur les terrains d'opération ?

Michel Goya : Il n'est pas inutile de rappeler que dans un pays qui produit pour plus de 2 000 milliards d'euros de richesse chaque année, moins de 50 sont prélevés pour assurer la défense de la France et des Français, pour environ 850 consacrés aux autres actions publiques et sociales. Pire, cet effort diminue régulièrement depuis vingt-cinq ans. Si, en termes de pourcentage du PIB, la France mondialisée faisait le même effort que la France de 1990, c'est entre 80 et 90 milliards qui seraient consacrés à la sécurité et à la défense. Autrement dit et alors que la guerre contre les organisations djihadistes, commencée dès les années 1990, prenait de l'ampleur, la France baissait la garde.

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Source : www.atlantico.fr

 

Plus de 276 000 migrants irréguliers sont entrés dans l'Union européenne en 2014, soit une hausse de 138 % par rapport à l'année précédente, selon le Commissaire européen en charge des migrations, Dimitris Avramopoulos. Sur ce total, 207 000 sont entrés en "franchissant la Méditerranée dans l'irrégularité", a précisé le commissaire, lors d'un débat au Parlement européen sur les drames récents des cargos chargés de centaines de migrants en détresse au large de l'Italie.

Source : RTS Info

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Le 30 juillet 2014, la frégate anti sous-marine Montcalm et la frégate Courbet (classe La Fayette) ont procédé à l'évacuation de ressortissants français et anglais de Libye, depuis la base navale de Tripoli. Après vérification des identités et des bagages, 47 personnes dont  7 ressortissants britanniques ont embarqué à bord du Montcalm. Parmi eux, l'ambassadeur de France en Libye et son personnel. L'opération a été organisée en liaison avec les Etats-Unis suite à la dégradation de la situation dans le pays. Lire dépêche AFP ci-dessus. 

Xavier Moreau, Saint-Cyrien et ancien officier parachutiste, est titulaire d'un DEA de relations internationales de l'université Paris IV Sorbonne et spécialiste des relations soviéto-yougoslaves pendant la guerre froide. Installé en Russie depuis dix ans, il est à la tête d'une société de conseil en sûreté des affaires - dont il est également le fondateur - qui l'amène à travailler notamment sur l'Ukraine, le Kazakhstan et la Serbie.

Propos recueillis par Jean-Stéphane Betton ()

Que peut-on penser de la démonstration de force de la Russie en Crimée ?

Militairement, la Russie n'a pas fait grand-chose en Crimée. Elle s'est contentée d'envoyer des unités spéciales contrôler les accès à la presqu'île, ainsi que les bâtiments administratifs, le temps que les autorités de Crimée s'organisent. La démonstration de force est plutôt politique et concerne le domaine de l'organisation et de la prise de décision. Cette décision de réunir la Crimée à la Russie a vraisemblablement été prise à la fin du mois de février 2014. Le Kremlin a ensuite déroulé un plan remarquable d'efficacité, avec une souplesse qui contraste avec la posture agressive et inutile des diplomaties occidentales. Le plus impressionnant à mon sens, est cette capacité du Kremlin, à prendre et à mettre en œuvre rapidement, des décisions d'une portée politico-stratégique aussi importante.

Par Nicolas Gros-Verheyde (Bruxelles2)

Malgré les tensions croissantes à l'est de l'Ukraine (*), l'armée et la marine ukrainiennes récupèrent peu à peu leurs « petits » abandonnés en Crimée. Le Balta (U-811), un bâtiment de démagnetisation en provenance de Sébastopol, est ainsi arrivé à Odessa (dans le sud de l'Ukraine) lundi. Il y a rejoint le Pryluky (U-153), un petit navire, et Fastiv (U-760), un ravitailleur pétrolier, déjà à quai. Le premier avion, un Beriev Be-12  (hydravion de surveillance maritime, anti-sous-marins) est arrivé à l'aéroport de Novofedorivka – Mykolayv, lundi. Tandis que deux hélicoptères « marine » Ka-27 retournaient... par la voie ferroviaire à Mykolayv. 

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Un première historique, digne d'être inscrite dans le Guiness book des records, s'est produite ce mardi 8 avril à proximité du Pôle nord : le parachutage d'un détachement complet de la 98ème division des troupes aéroportées russes sur une plaque de banquise dérivante dans l'océan Arctique. 

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Source : www.fr.ria.ru

 

Thetis EMR, Convention internationale des energies marines renouvelables, a ouvert ses portes pour deux jours, les 9 et 10 avril 2014, à la Cité de la Mer de Cherbourg, regroupant en un même espace d'exposition l'ensemble de la filière EMR : industriels, énergéticiens, grands donneurs d'ordre, PME, bureaux d'études, centres de recherche, institutionnels, écoles/universités. Au programme : 2 jours de conférences et de rencontres entre professionnels pour appréhender les enjeux des énergies marines renouvelables, et favoriser leur développement, en France et dans le monde. En chiffres, cela donne : 4 conférences, 261 exposants, + 3 000 participants, dont 35 % à l'international. Découvrir le programme :

A Odessa, ville ukrainienne, on parle russe... la tradition et l'instrumentalisation

par Nicolas Gros-Verheyde 

(BRUXELLES2 à Odessa) Il est 23h. La ville portuaire d'Odessa, au bord de la mer noire, s'enfonce dans la nuit. L'écharpe est de mise dans les quartiers huppés du centre de la « Saint Pétersbourg du sud » rêvée par sa fondatrice, Catherine II, aujourd'hui aux mains de la jeunesse jet-set et de ses kakats teintés. Les rues sont éclairées par les lumières et décorations incandescentes des multiples discothèques qui animent la vie nocturne. Au delà, peu de badauds et des lampadaires majoritairement éteints. Dans les quelques bars encore ouverts, on parle russe.

Lire la suite sur :http://www.bruxelles2.eu/zones/asie-centrale-georgie-russie-europe-caucase/parler-russe-a-odessa-nest-pas-vouloir-quitter-lukraine-a-moins-que.html

Source :http://www.bruxelles2.eu/

 

Un séminaire international sur la sécurité maritime s'est tenu, lundi 7 et mardi 8 avril, à bord du bâtiment de projection et de commandement (BPC) Mistral de la marine française en escale à Abidjan. Il a réuni des experts ivoiriens, français et d'autres venus de pays ouest-africains et d'Afrique centrale. 

Lire la suite sur :http://news.abidjan.net/h/494697.html

Source : www.news.abidjan.net

 

Yaroslav Ponomarenko est ukrainien et doctorant en Science politique à l'Université Marie Curie-Skłodowska de Lublin en Pologne. Il travaille sur la position des partis politiques ukrainiens au sujet de l'intégration du pays dans l'Union Européenne. Originaire de Lviv, en Galicie, à l'ouest de l'Ukraine, il a vécu à Paris où il a étudié la philosophie à la Sorbonne puis les Sciences politiques à l'Université de Marne la Vallée. De culture grecque catholique, il se définit lui-même comme chrétien, Ukrainien et Européen. Il vit entre la Pologne et l'Ukraine sur cette frontière fluctuante qui serpente depuis des siècles aux confins de l'Occident et du monde russe. Il a vécu intensément les évènements de Kiev ces dernières semaines. Il répond en français aux questions de Marine @ Océans.  

Propos recueillis par Jean-Stéphane Betton /

Que pensez-vous du coup de force de la Russie en Crimée ?

Pour la Russie elle-même ce coup de force en Crimée risque d'être plus négatif que positif pour l'avenir. Elle écorne sévèrement son image internationale et pousse les puissances occidentales à resserrer leur alliance qui, depuis la fin de la guerre froide, tendait à se relâcher. Je dirais même que la Russie peut perdre cette nouvelle guerre de Crimée. En effet, au 19ème siècle, c'est une guerre en Crimée contre les puissances occidentales qui a provoqué de profonds changements structurels en Russie qui ont finalement débouché sur l'abolition du servage. Si aujourd'hui l'annexion de la Crimée pouvait entrainer la Russie vers une évolution démocratique et une société russe plus transparente et plus respectueuse de la personne, alors peut être que je serais prêt à payer le prix de cette annexion. Mais la première leçon à tirer pour l'Ukraine dans l'immédiat : il nous faut une armée capable de défendre nos frontières.