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Piraterie maritime

L'actualité de la piraterie maritime avec le département veille de Gallice Group : 

http://www.gallice-security.com


Les actes de piraterie ont repris au large du Nigéria avec l'attaque, le samedi 13 avril, par une embarcation rapide, dans la région de Calabar, du RV Gyre, navire de maintenance pétrolier battant pavillon américain. Le RV Gyre étant escorté par un navire de la marine nigériane, les pirates ont du battre en retraite à l'issue d'un échange nourri de coups de feu, sans dommages pour l'équipage. Cette agression avait été précédée, le 8 avril, par la prise au large de Brass, du Léon Dias, un chimiquier grec alors en route vers Abidjan. Le navire avait été libéré quelques heures plus tard après que les pirates aient volé les effets personnels de l'équipage.

Source : Département Veille stratégique Gallice Group / www.gallice-security.com

Lors du sommet NIMAREX consacré à l'industrie de la mer qui s'est déroulé à Lagos, au Nigéria, du 12 au 14 mars dernier, le consul général américain, Jeffrey Hawkins, a réagi en termes peu diplomatiques à l'une des thématiques de la conférence : « Faire des affaires dans l'industrie maritime nigériane, contraintes et perspectives ». « Le golfe de Guinée, a-t-il déclaré,  est devenu un lieu où vous devez préparer vos équipages à être attaqués à n'importe quel moment, un lieu où la sécurité maritime est faible quand elle n'existe tout simplement pas... Nous avons pu recueillir de nombreux témoignages qui accusent les forces de sécurité maritime d'être directement impliquées dans un certain nombre d'activités illégales à proximité des côtes nigérianes... ».

En somalie, le MV Smyrni a été libéré le 9 mars 2013, neuf mois après sa capture. Le Mv Smyrni est un tanker grec battant pavillon libérien qui opère pour le compte de la société Dynacom Tankers Management. Il avait été capturé en mer d’Arabie, le 10 mai 2012. Le QG de la force européenne Atalanta a confirmé sa libération ainsi que le ministre indien du transport maritime, M. K. Vasan, onze des vingt-six membres d'équipage du MV Smyrni étant indiens. Si les conditions de cette libération n'ont pas été rendues publiques, l’hypothèse du versement d’une rançon semble plus que probable. Les pirates somaliens détiennent toujours deux navires marchands : le MV Albedo (capturé en novembre 2010) et le FV Naham 3 (capturé en mars 2012) ainsi que 60 marins. Au Nigeria, la Carisbrroke Shipping Company a annoncé la libération, le 11 mars 2013, de trois de ses marins kidnappés lors de l’attaque du Esther C, le 7 février 2013. L'attaque était intervenue lors d'un transit entre Douala, au Cameroun, et Tema, au Ghana. Les trois marins, 2 Russes et un Roumain sont en bonne condition. Aucune déclaration n’a, là encore, été faite concernant les termes de cette libération. 

Marine & Océans faisait état hier (mardi 5 mars), de la disparition du navire de maintenance Armada Tuah 22 au large des cotes de Brass (Nigéria) soulignant qu'il ne répondait plus à aucun appel radio depuis que le système AIS avait été déconnecté à 17h15, le lundi 4 mars. Nous avons appris que l'équipage du navire avait pu reprendre contact avec son armateur (Bumi Armada Navigation SDN BHD) et se dirigeait vers le port de Onne. Selon les derniers éléments d'information en notre possession et bien que le Bureau maritime international (BMI) ne s'en soit toujours pas fait l'écho, le navire a bien été attaqué par des pirates le 4 mars. Après plusieurs heures passées sur le navire, ceux-ci ont quitté le bord emmenant avec eux 3 officiers de l'équipage. Depuis le mois de janvier 2013, 14 marins de différentes nationalités appartenant à l'Armada Tugas, à l'Esther C, au Walwis 7, à l'Armada Tuah 22 et à l'Armada Tuah 101, sont retenus dans cette région par des groupes pirates. Aucun de ces bateaux ne disposait d'Equipe de Protection Embarquée (EPE).

Source : Département veille de Gallice Group / www.gallice-security.com

L'Armada Tuah 22, un bateau de maintenance pétrolier géré par la société malaisienne Bumi Armada navigation SDN, aurait été kidnappé ce lundi 4 mars 2013. Le navire dont la dernière position connue était 03 42 N - 005 39 E, à 50 nautiques au sud ouest de Brass, dans l'état du Bayelsa (Nigeria), ne répond plus à aucun appel radio depuis que le système AIS a été déconnecté à 17h15 ce même jour. Le navire, sous contrat avec la firme AGIP,  travaillait sur le gisement off shore de Oyo. L'équipage est composé d'ukrainiens et d'indonésiens. L'Armada Tuah 22, IMO 9334624, dwt 1465, construit en 2005, navigue sous pavillon du Liberia. Il y a deux jours, c'est un bateau de pêche - Orange 7 - qui a été attaqué à 40 nautiques de Brass. Les pirates qui ont tué son capitaine pendant la tentative d'abordage, se sont finalement enfuis avant l'arrivée de la marine nigérianne qui est rapidement intervenue sur zone. Aucune de ces deux informations n'a, à ce jour, été confirmée par les autorités nigériannes.

Source : Département Veille de Gallice Group

Un an après que le projet ait été initié par la Grande-Bretagne, les Seychelles ont annoncé, le 25 février 2013, l'ouverture du Rappicc : Regional Anti-Piracy Prosecutions Intelligence Co-ordination Centre. Cette nouvelle structure dédiée à la lutte contre la piraterie réunit des experts du monde entier qui vont pouvoir partager informations et renseignements. Lors de la Conférence de Londres sur la Somalie, en février 2012, David Cameron s’était engagé pour un financement du Rappicc à hauteur de 650 000 euros, ainsi que pour l’envoi d’un sous-directeur et d’un officier de liaison spécialisé dans le renseignement. Outre le Royaume-Uni, le nouveau centre mobilise les Seychelles, les États-Unis, la Tanzanie, l’île Maurice, les Pays-Bas (qui ont annoncé une contribution de 300 000 euros), mais également les organisations Interpol et Eunavfor, la force européenne engagée contre la piraterie en Océan Indien. L'objectif poursuivi est de s'attaquer aux chefs des organisations liées à la piraterie ainsi qu'aux circuits financiers et non plus seulement aux groupes pirates opérant en mer.

Phillip Carter, ambassadeur des États-Unis en Côte d'Ivoire, a confirmé que la piraterie maritime au large des pays membres de la Communauté économique des États de l'Afrique de l'ouest (Cedeao) était en constante augmentation causant d’importantes pertes financières. Selon un rapport de la Banque Mondiale, son coût se serait élevé à 2 milliards de dollars en 2011.

La Cour d’appel d’Abou Dhabi, aux Émirats Arabes Unis, a confirmé, le 25 février 2013, la peine de prison à vie prononcée contre dix pirates somaliens, auteurs d'une attaque en mer d'Oman, le 12 avril 2011. Le MV Arrilah-I, vraquier de 37 000 tonnes, était en route vers l’Australie lorsqu’il avait été attaqué et capturé. Trente heures après son détournement, les forces spéciales émiraties avaient réussi, en coordination avec la Vème Flotte américaine basée à Bahreïn, à l’investir et à arrêter les pirates.

Après plus de cinq mois de détention, les quinze membres d’équipage du MV Myre Seadiver, navire appartenant à la société russe de sécurité maritime, Moran, ont été relâchés et remis à l’ambassadeur russe au Nigéria. Ils étaient accusés d’avoir enfreint une loi de 2004 (Firearms Act, Cap F28, Laws of the Federation of Nigeria) qui régit la possession d’armes à feu et l’usage de gardes privés armés dans les eaux territoriales nigérianes. Venant de Madagascar et faisant route vers la Guinée, le navire avait été arrêté à la suite d’un contrôle de la marine nigériane. Il avait alors été trouvé à son bord 14 kalachnikovs et 22 fusils Benelli MR1, en violation de la règlementation locale qui interdit la possession et le transport d’armes à feu. La société Moran avait argué, en vain, que le navire disposait de toutes les autorisations nécessaires et que l’armement trouvé à bord était uniquement destiné à la protection du bateau et de l’équipage. Suite à ce contrôle, l’ensemble de l’équipage avait été incarcéré. Il aura ainsi fallu plusieurs mois de négociation entre le gouvernement russe et le Nigéria pour parvenir à une solution. La société russe a été condamnée à 500 000 US dollars d’amende et à une interdiction d’exercer au Nigéria.

Les six marins (trois Ukrainiens deux Indiens et un Russe) de l'Armada Tuah 101, navire de service de la compagnie Armada battant pavillon malaisien, enlevés le 17 février 2013 au large du Nigeria, ont été libérés le 26 février. Selon un responsable de la police nigériane, aucune rançon n'a été versée. Toujours selon la police, les ravisseurs ont abandonné leurs otages sous la pression des recherches et des forces de l’ordre engagées sur la zone où ils avaient trouvé refuge. Les pirates les ont abandonnés près du terminal pétrolier de Port Harcourt. Quinze membres d'équipage étaient à bord de l'Armada Tuah 101 quand le bateau a été attaqué à 70 km au sud de l'Etat de Bayelsa. Les ravisseurs avaient demandé une rançon d'un million d'euros pour les six qu’ils étaient parvenus à enlever. Aucun dommage corporel n’a été relevé sur les marins libérés.