marine ocean logo
Accueil

Procès Costa Concordia: analyses achevées, prochaine audience le 15 octobre


ROME, 11 sept 2012 (AFP) -

Les analyses techniques des boîtes noires du paquebot Concordia dont le naufrage en janvier a fait 32 morts ont été déposées mardi au tribunal de Grosseto, en Toscane, en charge de l'enquête, qui a confirmé la date du 15 octobre pour la prochaine audience technique.

Selon les médias italiens, le rapport d'un groupe d'experts dirigés par l'amiral Giuseppe Cavodragone compte un millier de pages et sept DVD pour répondre à une cinquantaine de questions posées par la juge Valeria Montesarchio en charge de l'enquête sur la tragédie du 13 janvier dernier.

Les experts ont analysé les données livrées par les boîtes noires, écouté les enregistrements de toutes les conversations et contrôlé les cartes nautiques et les tracés des trajets suivis par le paquebot, selon le site du quotidien La Repubblica.

Ils devaient répondre à diverses questions de la magistrate concernant la dynamique du naufrage, le comportement des diverses personnes poursuivies pour cette catastrophe, notamment du commandant Schettino, principal inculpé dans l'affaire, mais aussi sur la conformité des cartes nautiques et des plans de construction du paquebot.

La juge a dans le même temps confirmé que la prochaine audience technique du tribunal, portant sur ces analyses, aura lieu le 15 octobre, comme décidé lors d'une précédente audience en juillet.

Le navire Costa Concordia pesant 114.500 tonnes s'était échoué sur des rochers au large de l'île du Giglio durant la nuit du 13 janvier avec à son bord 4.229 passagers, faisant 32 morts, après une première journée de croisière sur la mer Méditerranée.

Neuf personnes sont visées par l'enquête ouverte pour homicides par imprudence et naufrage dont trois cadres dirigeants de Costa Crociere, l'opérateur de croisières le plus important d'Europe, ainsi que le capitaine du navire Francesco Schettino, qui est aussi accusé d'avoir abandonné le navire avant la fin de l'évacuation.

Les enquêteurs cherchent à savoir pourquoi le paquebot voguait si près de l'île à grande vitesse pour une parade tous feux allumés dite de "salut" et pourquoi la procédure d'évacuation n'a été entamée qu'une heure après la collision, alors que le navire penchait déjà dangereusement.

Dans le meilleur des cas, l'ouverture du procès n'est pas attendue avant le début de l'année prochaine.

CARNIVAL CORPORATION