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La CGT Ports et Docks dénonce un "amalgame" avec les casseurs


Paris, 16 juin 2016 (AFP) -

La fédération CGT des Ports et Docks a exprimé jeudi son "indignation" en dénonçant un "amalgame" entre ses militants et les casseurs à propos des débordements commis en marge de la manifestation anti-loi travail mardi.

Sans désigner explicitement les dockers, le préfet de police de Paris Michel Cadot avait affirmé mercredi qu'en fin de manifestation, un groupe de 100 à 200 manifestants de la CGT, "venus de l'Ouest et du Havre", avait "participé" à des actes de violence.

Dans un communiqué, la fédération tient à "rappeler la réalité des faits" et donne sa version des incidents intervenus à la fin en expliquant que ses militants ont "répondu par légitime défense" à la police.

"Le gouvernement peut-il expliquer et justifier qu'à 50 mètres de l'arrivée de la manifestation et sans aucune raison, les forces de l'ordre aient fait usage de bombes lacrymogènes, de leurs matraques, pour couper délibérément en deux notre cortège en insultant les militants et les travailleurs ?", écrit-elle.

Les "camarades n'ont répondu que par légitime défense à une agression de délit de faciès et non pour s'associer à des casseurs", affirme la fédération, qui voit dans cet épisode "une manoeuvre orchestrée pour discréditer la puissante et massive mobilisation sur Paris".

Interrogé sur ces violences, le secrétaire général de la CGT, Philippe Martinez, avait évoqué jeudi un "ordre" donné aux policiers de "foncer sur les manifestants".

Plus généralement, il a nié toute responsabilité de la CGT dans les actions de "casseurs à l'extérieur" du cortège.