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Inquiétudes pour les civils à l'approche de l'assaut annoncé sur Kismayo


NAIROBI, 19 sept 2012 (AFP) -

Les Nations-unies et les Etats-Unis ont appelé mercredi à la protection des civils alors que se profile un assaut annoncé sur la ville somalienne portuaire de Kismayo, dernier bastion des islamistes shebab et objectif des forces somaliennes et de l'Union africaine (UA).

Plus de 6.000 civils ont fui l'assaut annoncé prochainement sur Kismayo, dans le sud somalien, a averti mercredi le Haut Commissariat de l'ONU aux réfugiés (HCR), alors que les agences humanitaires se préparent à faire face à une hausse brutale de ceux qui vont avoir besoin d'aide.

Le coordinateur humanitaire de l'ONU en Somalie, Mark Bowden, a appelé mercredi dans un communiqué "toutes les parties au conflit à tout faire pour minimiser l'impact du conflit sur les civils".

Evoquant un "pic dans les déplacements de civils", il a assuré que le Kenya avait promis d'assurer l'accès humanitaire à ceux en ayant besoin.

De son côté, l'ambassade américaine à Nairobi a indiqué que "les agences humanitaires ont commencé à élaborer des plans d'urgence pour répondre aux besoins des civils fuyant Kismayo".

Elle a appelé "toutes les parties à garantir un accès total, libre et sûr à l'aide humanitaire pour qu'elle parvienne à ceux touchés par les combats", poursuit la chancellerie.

Les forces gouvernementales somaliennes, épaulées par un contingent kényan de la Force de l'UA en Somalie (Amisom), se trouvent à une quarantaine de kilomètres de Kismayo, selon Cyrus Oguna, porte-parole de l'armée kényane, qui a fait de Kismayo son objectif depuis qu'elle est entrée en Somalie en octobre 2011.

Nos "forces sont en train de pacifier la zone (...) la progression vers Kismayo continue", a-t-il poursuivi, précisant que le front était calme mercredi.

Le ministère des Affaires étrangères d'Ethiopie, dont un contingent d'environ 10.000 hommes, combat depuis novembre dernier les shebab en Somalie, a de son côté indiqué qu'il était "rapporté que les combattants shebab abandonnaient leur bastion de Kismayo".

Mais le porte-parole des shebab, Ali Mohamud Rage, a démenti, affirmant que ses forces défendaient la ville. Des témoins ont indiqué que de très nombreux shebab avaient quitté la ville en direction du front.