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Pékin dit ne pas avoir besoin de voler de secrets militaires américains


PEKIN, 30 mai 2013 (AFP) -

La Chine a affirmé jeudi être capable de concevoir elle-même son système de défense, en rejetant un rapport transmis au Pentagone selon lequel des pirates informatiques chinois ont pénétré des réseaux dans lesquels étaient stockés des plans d'armes américaines.

"La Chine est parfaitement capable de construire les armes et les matériels nécessaires à la défense de sa sécurité nationale", a affirmé Geng Yansheng, porte-parole du ministère chinois de la Défense. Il a cité en exemple le nouveau porte-avions ou les récents chasseurs-bombardiers lancés par la Chine.

Dans ce communiqué publié sur le site du ministère, M. Geng a estimé que le rapport en question comportait "des erreurs". "Premièrement, ils sous-estiment les capacités de défense du Pentagone. Deuxièmement, ils sous-estiment l'intelligence de la population chinoise".

Selon le Defense Science Board, un organisme de conseil regroupant des experts de la société civile et de l'administration aux Etats-Unis, les systèmes qui ont été piratés contenaient notamment les plans de dizaines de systèmes d'armement cruciaux de l'armée américaine.

Ces intrusions font partie d'une vaste campagne d'espionnage chinois contre des industries de la défense et des agences du gouvernement américain, ont précisé des responsables du Pentagone. Le rapport n'accuse toutefois pas formellement la Chine d'avoir volé ces plans.

Selon le journal Washington Post, les pirates ont entre autres eu accès aux plans du système de missiles Patriot, du système de radar ultra-moderne Aegis, du chasseur F-18 ou de l'hélicoptère Black Hawk.

Le programme de développement du chasseur F-35, le plus coûteux de l'histoire du Pentagone, a également été victime de ces pirates, selon le Post.

Selon un haut responsable américain de la Défense s'exprimant sous couvert de l'anonymat, "il y a plusieurs secteurs inquiétants sur lesquels nous travaillons pour nous assurer de la viabilité de nos défenses et capacités informatiques".

"L'ampleur de ce qu'ils ont réussi à prendre n'est pas clair", a-t-il précisé à l'AFP.