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La Grèce cherche encore 4 milliards d'euros d'économies pour 2013 et 2014


ATHENES, 7 août 2012 (AFP) -

La Grèce est en train de chercher environ 4 milliards d'euros d'économies pour 2013 et 2014, a indiqué mardi le ministre des Finances Yannis Stournaras.

Ces économies font partie du paquet total de réduction des dépenses publiques de 11,5 milliards d'euros réclamées par les créanciers, UE et FMI, pour les deux prochaines années, et qui doivent être adoptées par le gouvernement d'ici septembre.

"11,5 milliards d'euros est un chiffre important. Nous n'y sommes pas encore arrivés, il nous reste encore à trouver entre 3,5 et 4 milliards d'euros", a indiqué M. Stournaras, à l'issue d'un entretien avec le président de la République Carolos Papoulias consacré à l'économie.

Le ministre a indiqué que les négociations se poursuivaient avec les experts de la "troïka" (UE-BCE-FMI), qui ont conclu dimanche une première phase des discussions avec les responsables grecs sur ces nouvelles mesures.

Les experts de la troïka, qui doivent revenir à Athènes début septembre, ont indiqué dimanche qu'"il y avait eu du progrès" dans les discussions avec les responsables grecs et que le gouvernement s'était engagé à atteindre les objectifs du plan d'ajustement budgétaire dicté par la troïka.

Selon les créanciers, ces mesures est une condition préalable pour le déblocage en septembre d'une tranche du prêt UE-FMI de 31,5 milliards d'euros provenant du deuxième prêt de 130 milliards d'euros accordé au pays en février.

Les négociations avec la troïka continueront "jusqu'à la fin août", a souligné M. Stournaras, qui n'a pas exclu le chômage partiel d'environ 15.000 fonctionnaires d'ici fin 2012.

La Grèce s'est engagée à réduire le secteur public de 150.000 fonctionnaires d'ici 2015, dicté par les créanciers.

Mais les dirigeants du parti socialiste Evangélos Vénizélos et de la Gauche démocratique Fotis Kouvelis, qui participent au gouvernement de coalition dirigé par le Premier ministre conservateur Antonis Samaras, ont exprimé leur opposition au chômage partiel ainsi qu'à tout licenciement dans la fonction publique.

"Nous avons une expérience négative du chômage partiel (...) on est contre les licenciements dans le secteur public", a indiqué M. Vénizélos, ancien ministre des Finances, qui avait tenté d'appliquer cette mesure l'année dernière mais sans résultat.

De son côté, M. Kouvelis a qualifié le chômage partiel "de fiasco", à l'issue d'une réunion mardi soir d'une heure et demie avec MM. Vénizélos et Samaras sur l'économie.

Outre les nouvelles mesures de rigueur, la réunion des trois dirigeants de la coalition, où étaient également présents les ministres du Développement Kostis Hatzidakis et et de la Marine marchande Costis Mousouroulis, a aussi porté sur la nécessité de renforcer l'industrie navale du pays.

"La production navale du pays est presque de zéro (...), il faut prendre des mesures imminentes pour la reprise de cette industrie dans le pays", a déclaré M. Mousouroulis à l'issue de la réunion.

Environ 2.500 employés de trois principaux chantiers navals du pays sont menacés de chômage, selon les médias grecs, après la baisse de la production ces dernières années pour cause de crise.

"Alors que la Grèce possède la première flotte mondiale, les chantiers navals risquent de fermer (...) nous avons décidé de nommer un haut responsable, censé gérer ce problème extrêmement difficile", a noté M. Hatzidakis.