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Virus : en Grèce, médecins et marins en grève pour protéger "les droits sociaux"


Athènes, 23 fév 2021 (AFP) -

Les médecins hospitaliers et les marins étaient en grève mardi en Grèce pour réclamer une augmentation de leurs salaires et des indemnités de chômage ainsi que la protection de leurs "droits sociaux" atteints, selon eux, par des mesures gouvernementales destinées à parer à la pandémie due au coronavirus.

Les bateaux ont jeté l'ancre dans les ports en Grèce continentale en raison d'une grève de 48 heures, mardi et mercredi, à l'appel du syndicat des mécaniciens des navires (Pemen), paralysant les liaisons maritimes avec les îles, a annoncé la police portuaire.

Dans un communiqué, ce syndicat réclame "la protection des chômeurs de longue durée", "l'augmentation des indemnités de chômage" et des rémunérations.

Il dénonce en outre "l'augmentation du (recours au) travail au noir" ces derniers mois et les déficits "importants" de la caisse de sécurité sociale (Nat) de cette catégorie professionnelle et demande des "mesures pour le rapatriement des milliers de marins" bloqués dans d'autres pays à cause de la pandémie.

De leur côté, des centaines de médecins hospitaliers ont manifesté à Athènes et dans d'autres villes, après que leur syndicat, la Fédération Oenge, a appelé à une grève de 24 heures mardi.

"Ne profitez pas de la pandémie pour compromettre nos droits sociaux", a écrit Oenge dans un communiqué.

"Soutenez les travailleurs de la santé", a-t-on pu lire sur une banderole déployée devant le ministère de la Santé à Athènes où environ 400 soignants, selon la police, se sont rassemblés mardi matin.

Les médecins réclament "des embauches massives" et "la réquisition des cliniques du privé" pour faire face aux "besoins accrus", surtout dans les hôpitaux de l'Attique, la région d'Athènes, la plus touchée par le Covid-19.

Plus de 85% des places dans les unités de réanimation en Attique sont actuellement occupées, selon des experts.

En confinement strict depuis plus de trois mois, la Grèce, qui compte 10,7 millions d'habitants, a été particulièrement atteinte par la deuxième vague de la pandémie. Elle a jusqu'ici enregistré 6.300 morts, dont la grande majorité ces derniers mois.

Le gouvernement conservateur a à plusieurs reprises dit avoir renforcé les services sanitaires, qui souffrent des défaillances endémiques. Mais, selon les syndicats, le budget consacré à la santé "n'est pas suffisant" et "bien inférieur" à celui d'autres pays européens.