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Caracas dénonce une "provocation" après qu'un destroyer américain s'approche de ses eaux


Caracas, 24 juin 2020 (AFP) -

Le ministre vénézuélien de la Défense, Vladimir Padrino Lopez, a dénoncé mercredi un "acte de provocation" après qu'un destroyer lance-missiles de la marine américaine a croisé à proximité des eaux territoriales du Venezuela, sans toutefois y pénétrer.

"Un destroyer de la marine des Etats-Unis s'est approché à 30 milles nautiques, dans un acte de provocation. On ne peut pas appeler ça autrement (...), c'est un acte de défiance", a déclaré le général Padrino Lopez lors d'une cérémonie dans l'Etat de Carabobo (centre-nord).

Si le navire venait à mener des "opérations militaires" dans les eaux vénézuéliennes, "il ferait face à la réponse vigoureuse de nos forces armées", a-t-il prévenu.

Mardi, le Southern Command (Southcom), qui dirige les opérations militaires des Etats-Unis dans les Caraïbes, a annoncé que le navire était allé délibérément dans une zone de la mer des Caraïbes que Washington considère abusivement revendiquée par le Venezuela.

Le destroyer lance-missiles Nitze de l'US Navy "a mené une opération de liberté de la navigation, contestant une revendication maritime excessive du Venezuela", a-t-il précisé.

Selon l'US Navy, l'opération a eu lieu dans des eaux internationales situées au-delà de la zone de souveraineté des 12 milles nautiques du Venezuela, mais que le président vénézuélien Nicolas Maduro revendique.

Le destroyer américain a navigué dans ces eaux que "le régime illégitime de Maduro affirme faussement contrôler", a encore expliqué le Southcom.

Un porte-parole a déclaré à l'AFP qu'une opération similaire avait eu lieu en janvier.

Les Etats-Unis considèrent que la présence au pouvoir de M. Maduro est illégitime et appellent à son renversement. Washington et une cinquantaine d'autres capitales reconnaissent comme président par intérim du Venezuela le chef de file de l'opposition, Juan Guaido.

Les tensions entre Washington et Caracas ont connu un regain ces dernières semaines lors de l'arrivée au Venezuela de cinq pétroliers iraniens destinés à pallier la pénurie d'essence que connaît le pays d'Amérique du sud.