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Tankers attaqués: Téhéran rejette "catégoriquement" les accusations américaines


Téhéran, 19 juin 2019 (AFP) -

Le ministre de la Défense iranien Amir Hatami a rejeté "catégoriquement" mercredi les accusations américaines selon lesquelles Téhéran serait responsable d'attaques ayant visé deux tankers en mer d'Oman, rapporte l'agence officielle iranienne Irna.

Washington accuse l'Iran d'être responsable des explosions ayant endommagé les deux navires le 13 juin.

L'armée américaine a publié à l'appui de ses accusations une vidéo de faible résolution montrant ce qu'elle affirme être une patrouille navale des Gardiens de la Révolution (l'armée idéologique de la République islamique) enlever une mine non explosée de la coque d'un des deux navires, ainsi que des photos.

"Les accusations formulées contre les forces armées iraniennes et le film publié en rapport avec l'incident [...] sont sans substance, et nous rejetons catégoriquement ces accusations", a déclaré le général Hatami, cité par Irna.

"Les forces armées et les autorités portuaires [iraniennes] ont été parmi les premières à approcher les tankers après les incidents pour leur venir en aide et elles ont secouru 23 personnes à bord du premier navire", a ajouté l'officier.

Quand elles se sont portées vers le deuxième bateau, l'équipage leur a annoncé qu'un autre vaisseau les avait déjà secourus, ce qui "veut dire que les Américains étaient arrivés plus tôt sur les lieux où ils disent que la vidéo a été tournée", a affirmé M. Hatami.

Le ministère des Affaires étrangères avait déjà rejeté vendredi comme "infondées" les accusations américaines après la publication de la vidéo. Téhéran a par ailleurs dénoncé Ryad et Londres, qui se sont alignées sur Washington pour condamner l'Iran.

Les tensions vont croissants entre la République islamique et les Etats-Unis (deux ennemis de 40 ans) depuis que l'administration de Donald Trump s'est retirée unilatéralement, en mai 2018, de l'accord international sur le nucléaire iranien conclu en 2015 et a réimposé de lourdes sanctions économiques contre l'Iran