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Mer d'Oman: Bagdad plaide pour l'"apaisement" auprès de Pompeo


Bagdad, 14 juin 2019 (AFP) -

Le Premier ministre irakien Adel Abdel Mahdi a plaidé vendredi pour l'"apaisement" auprès du secrétaire d'Etat américain Mike Pompeo alors que les deux grands alliés de Bagdad, l'Iran et les Etats-Unis, sont engagés dans une guerre des mots faisant craindre un embrasement.

La tension est de nouveau montée entre Téhéran et Washington après l'attaque de deux tankers en mer d'Oman jeudi, les Etats-Unis accusant l'Iran.

Le chef du gouvernement irakien a dit vendredi vouloir travailler à "l'apaisement pour protéger les intérêts des peuples de la région", selon son bureau.

Bagdad, vainqueur fin 2017 du groupe jihadiste Etat islamique (EI) --avec l'aide des Etats-Unis mais aussi de groupes armés pro-iraniens, tente de se poser en médiateur dans un Moyen-Orient fortement fracturé.

Durant la semaine, le ministre omanais des Affaires étrangères dont le pays tente également de jouer un rôle de médiateur dans la région, a été reçu en Irak et la montée des tensions entre Washington et Téhéran a été longuement évoquée.

Evoquant la crise entre ses alliés, M. Abdel Mahdi avait estimé mardi que "personne ne veut la guerre", à Washington ou Téhéran, lors de sa conférence de presse hebdomadaire. "Mais quelqu'un veut-il la paix? Non", avait-il aussitôt ajouté.

Bagdad est toutefois sous pression des Etats-Unis qui souhaitent le voir arrêter de se fournir en énergie chez son voisin iranien. Si Bagdad, très dépendant de l'énergie iranienne, a obtenu une exemption américaine, celle-ci arrive à expiration dans moins d'une semaine et aucune décision n'a jusqu'ici été annoncée sur sa prolongation ou non.

Mercredi toutefois, les Etats-Unis ont imposé des sanctions financières contre une entreprise de négoce irakienne accusée de soutenir, via un trafic d'armes, des éléments de l'unité d'élite de la République islamique, les Gardiens de la Révolution.

Deux pétroliers ont été la cible jeudi d'attaques d'origine indéterminée en mer d'Oman, près du Golfe, un mois après le sabotage de quatre navires, dont trois pétroliers, au large des Emirats arabes unis. Washington a à chaque fois montré du doigt Téhéran.

L'Iran a démenti toute implication dans ces différentes attaques et dénonce en retour un "sabotage diplomatique" de la part de Washington.