marine ocean logo
Actualités en direct (AFP)

Pour Trump, les attaques de pétroliers en mer d'Oman sont "signées" de l'Iran


Washington, 14 juin 2019 (AFP) -

Donald Trump a, à son tour, accusé vendredi l'Iran d'être à l'origine de l'attaque de deux pétroliers dans la mer d'Oman malgré les dénégations de Téhéran, une guerre des mots entre les deux pays ennemis qui fait craindre un embrasement dans la région du Golfe.

Deux pétroliers, norvégien et japonais, ont été la cible jeudi d'attaques d'origine indéterminée alors qu'il naviguaient près du détroit d'Ormuz, un passage maritime stratégique à l'échelle mondiale.

Ces attaques interviennent un mois après le sabotage de quatre navires, dont trois pétroliers, au large des Emirats arabes unis. Washington avait alors déjà montré du doigt Téhéran, qui avait démenti.

"L'Iran a fait ceci", a déclaré le président américain sur Fox News, en s'appuyant sur une vidéo publiée par le Pentagone. Celle-ci semble montrer l'accostage d'un des tankers par une vedette rapide des Gardiens de la Révolution, l'armée idéologique du régime iranien, qui retire une "mine magnétique non explosée" de la coque du pétrolier.

"On voit le bateau, avec une mine qui n'a pas explosé et c'est signé par l'Iran", a assuré M. Trump, affirmant que les Gardiens "ne voulaient pas laisser de preuves derrière eux".

Moscou, allié de l'Iran, a condamné "sévèrement" les attaques et a demandé à Washington de ne pas "tirer des conclusions hâtives", tandis que la Chine a appelé au "dialogue".

Les alliés de Washington dans la région ont également condamné les attaques. L'Arabie saoudite a fait part de sa "grande inquiétude" et les Emirats ont dénoncé une "dangereuse escalade".

Le secrétaire d'Etat américain Mike Pompeo avait déjà rendu jeudi l'Iran "responsable" des attaques, dénonçant "une escalade des tensions inacceptable de la part de l'Iran".

- "Sabotage diplomatique" -

L'Iran, où se trouvait jeudi le Premier ministre japonais Shinzo Abe pour une tentative de médiation entre Washington et Téhéran, a démenti toute implication.

Le chef de la diplomatie iranienne Mohammad Javad Zarif a accusé sur Twitter les Etats-Unis "de sabotage diplomatique et de maquillage de son