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Mer d'Oman: l'équipage du Front Altair "en parfaite santé" (TV iranienne)


Téhéran, 14 juin 2019 (AFP) -

La télévision d'Etat iranienne a publié dans la nuit de jeudi à vendredi des images de l'équipage du navire Front Altair attaqué en mer d'Oman, affirmant que tous ses membres étaient "en parfaite santé".

"Cette vidéo tord le coup aux infox de certains médias qui accusent l'Iran d'avoir évité d'aider les marins à bord du navire", affirme le site internet de Press TV, la chaîne d'information en anglais de l'audiovisuel public iranien, sans préciser à quels médias elle fait référence.

Les images diffusées à l'antenne montrent l'équipage du Front Altair, propriété de l'armateur chypriote d'origine norvégienne John Fredriksen, réuni dans une pièce en train de regarder ce qui semble être un programme de la télévision d'Etat iranienne.

Jeudi matin, l'agence officielle iranienne Irna avait rapporté que des bateaux iraniens avaient porté secours au Front Altair et au Kokuka Courageous, un autre navire-citerne, japonais, après que les tankers eurent été victimes d'attaques d'origine inconnue en mer d'Oman.

Selon Irna, les équipages des deux navires (23 marins pour le Front Altair et 21 pour le Kokuka Courageous) ont été acheminés jusqu'au port de Bandar-é Jask, dans le sud de l'Iran.

Mais la télévision d'Etat n'a montré aucune image de l'équipage du navire japonais.

Selon l'armateur japonais, les 21 marins à bord du bateau ont été secourus par la Marine américaine et ont depuis lors regagné leur navire.

Sur les images de la télévision iranienne, un des officiers du Front Altair, qui se présente comme Russe, déclare que "tout va bien", et remercie l'Iran pour son "hospitalité".

Selon Press TV, l'équipage du tanker compte 11 Russes, 11 Philippins et un Géorgien. Les images montrent une femme, la tête couverte d'un voile, comme l'impose la législation de la République islamique d'Iran.

Washington a accusé l'Iran d'être derrière les attaques ayant visé le Kokuka Courageous et le Front Altair. Téhéran a rejeté ces allégations comme étant "sans fondement".