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Cousteau en Russie pour sauver orques et bélugas en captivité


Moscou, 4 avr 2019 (AFP) -

L'explorateur océanographique français Jean-Michel Cousteau, inquiet du sort des dizaines d'orques et de bélugas capturés dans l'Extrême-Orient russe, a rencontré jeudi à Moscou le ministre de l'Écologie pour plaider leur remise en liberté.

"On n'est pas là pour critiquer, on est là pour aider et voir dans quelle mesure, après un certain temps, on pourra les relâcher", a affirmé M. Cousteau aux journalistes, après son entretien avec le ministre russe Dmitri Kobylkine.

La diffusion de photographies de 11 orques et 87 bélugas entassés depuis l'été dans de petits bassins près de Nakhodka, port de l'Extrême-Orient russe, et qui devaient être vendus à l'étranger, a déclenché une vague de protestations des écologistes.

La Russie est le seul pays où ces mammifères marins peuvent être capturés en plein océan à des fins "pédagogiques", une faille juridique utilisée par les trafiquants pour vendre des animaux à l'étranger, en particulier en Chine.

M. Cousteau est arrivé en Russie avec une équipe de spécialistes de sa société "Ocean Futures" qui avaient notamment participé à la remise dans la nature en 2002 du célèbre orque Keiko qui avait joué dans les films "Sauvez Willy".

"Peu importe que la cage soit dorée, il est impossible d'imaginer une meilleure solution que de relâcher (les orques et les bélugas) dans leur environnement naturel", a affirmé pour sa part le ministre russe.

"L'été approche et nous pouvons effectuer ce travail", a-t-il dit.

Il est "exclu" de relâcher les mammifères immédiatement, car ils doivent d'abord être soignés, réapprendre à vivre en liberté et à se procurer de la nourriture, a souligné pour sa part M. Cousteau, âgé de 80 ans, fils du célèbre explorateur français Jacques-Yves Cousteau.

L'équipe de M. Cousteau doit décoller jeudi vers l'Extrême-Orient pour y inspecter les animaux capturés et s'entretenir avec les spécialistes russes.

"Quand ils auront récupéré, ils seront remis là où ils ont été attrapés. A mon avis, ça doit prendre deux-trois ans", a estimé l'explorateur français qui dirige aussi l'association Green Cross France.

"Il y a des gens qui veulent les vendre pour gagner de l'argent, qui ne pensent qu'à ça", a-t-il dit, regrettant le nombre croissant de baleines dans des parcs aquatiques dans le monde.