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La promesse des micro-algues de Nouvelle-Calédonie
le 24 Juin 2013

L'Ifremer et Adecal Technopole, la Technopole de Nouvelle-Calédonie, viennent d'inaugurer le premier laboratoire calédonien d'études des microalgues. Dans les eaux côtières calédoniennes se cache en effet un potentiel qui attend patiemment d'être valorisé.

Dans le monde, environ 72 000 espèces de micro-algues ont été recensées. Ces petites plantes aquatiques à la croissance très rapide, invisibles à l'œil nu, sont de formidables usines à fabriquer des molécules. Avec un atout considérable: cette culture peut faciliter l'épuration des effluents industriels (azote, phosphore, CO2).

Pour profiter de cette richesse naturelle, dans le respect de l'environnement, l'Ifremer et Adecal Technopole ont ainsi inauguré, à Nouméa, le premier laboratoire calédonien d'études des microalgues doté d'équipements de pointe. Le projet a bénéficié de financements de l'Etat, suite un appel à projet lancé il y a deux ans par le Comité interministériel de l'Outre-Mer.

Le but du projet AMICAL (Aquaculture Microalgues en nouvelle CALédonie), animé par des scientifiques de l'Ifremer et d'Adecal Technopole, est la création d'une véritable filière de production et d'exploitation de microalgues. « Le développement de ce secteur économique offre de réelles opportunités à la Nouvelle-Calédonie », estime Jean-Paul Cadoret, directeur du Laboratoire Physiologie et Biotechnologie des algues du Centre Ifremer Atlantique à Nantes, qui assure l'encadrement scientifique de ce projet. "Le potentiel de la filière est considérable" confirme Adrien Rivaton, directeur du pôle "Ressources marines" à Adecal Technopole. Pour Jean-Paul Cadoret, «les champs d'application des microalgues sont immenses, c'est un véritable eldorado végétal. »

« Cueillies » puis sélectionnées et cultivées, en bassin, en cuve fermée ou en photobioréacteur, les microalgues peuvent être utilisées, selon les espèces, dans de nombreux domaines :  l'alimentation humaine ou animale (protéines, acides gras, ...), la cosmétique, la pharmacie (médicaments et antibiotiques), le traitement des eaux, la réduction du CO2 et même l'énergie (lipides et biogaz pour les biocarburants de 3ème génération). Pour ce qui concerne la Nouvelle Calédonie, les choix seront décidés en fonction du résultat des travaux menés sur des espèces isolées localement dans le laboratoire du Centre Ifremer Atlantique à Nantes.

Source Ifremer

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