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Guyane française: des marchandises déroutées à cause d'un conflit au port de commerce

Cayenne, 17 juil 2017 (AFP) -

Des marchandises ont été déroutées à cause d'un conflit au port de commerce en Guyane française qui oppose depuis plusieurs jours les dockers et le groupement d'employeurs de la manutention guyanaise (Gemag), a indiqué lundi le Gemag.

Cette situation entraîne des délais de livraison voire une paralysie des déchargements majoritairement transatlantiques dans cet unique port de commerce de la Guyane française, territoire dépendant des importations à plus de 80 %, tous secteurs confondus - les importations s'élevaient à 1,2 milliard d'euros en 2015, selon l'institut d'émission des départements d'outre-mer (Iedom).

"Il y a quelques livraisons qui se font mais pour très peu de déchargements", rapporte Philippe Lemoine, directeur du Grand port maritime. "Une troisième escale a été perturbée ce lundi. Le navire est reparti sans être déchargé. Le précédent est reparti avec 300 containers après en avoir déchargés seulement 50 ", ajoute-t-il.

Le conflit aggrave le planning des livraisons fortement contrarié depuis la crise sociale de mars-avril en Guyane. Le Medef a qualifié d'"irresponsable d'interdire à nouveau l'arrivée de containers, alors que nombre d'entre eux attendus depuis mars dernier sont toujours en souffrance dans la Caraïbe".

Au cours de la crise sociale qui avait paralysé plus ou moins complètement le territoire pendant un mois, des milliers de containers avaient été déroutés ou stockés en urgence sur les quais, en Guyane et au Surinam, faute d'avoir été pris en charge par la chaîne de livraisons en Guyane.

En avril, 1.300 containers étaient toujours en souffrance. Aujourd'hui, il en reste "une centaine" qui ne sont pas arrivés à bon port, précise Philippe Lemoine.

La délégation syndicale des dockers de Guyane menée par la CDTG, FO et l'Union des travailleurs guyanais (UTG) porte des revendications sociales et salariales alors que se referment les négociations annuelles obligatoires (NAO).

Pour Étienne Bordes, directeur du Gemag, "depuis vendredi, on est dans une phase de crispation, car sur 12 points on est d'accord sur 11. Pour le nombre des personnes à embaucher, on n'arrive pas à s'entendre".

Les délégués du personnel réclament six créations de postes, soit 7 à 8 % de manutentionnaires en plus. La direction propose quatre recrutements.

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